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Journal de Bord

Day 01 – Puerto Williams

Sur 11, fév 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Journal de Bord, Vidéo | Auteur: Jason Rodi


On our very first day out we anchored the Hanse Explorer at Port Williams, the world’s southernmost city. It is a small Chilean town only a couple of hours from Ushuaia. We got off for a last walk before heading out to the Cape the next morning. Only 2000 people live in this settlement founded in 1953, serving primarily as a naval base.

Departure for the Future

Sur 11, fév 2012 | 2 Commentaires | Catégorie: Carnet de Voyage, Journal de Bord, Navire, Vidéo | Auteur: Jason Rodi

That’s it, at last, the Hanse Explorer is leaving from Ushuaia today, February 8th. Meeting the crew and settling into my cabin. After 3 months of preparation it’s all become real now, we are on our way toward the future!

music by Stars of the Lid

Bienvenido al Fin del Mundo – Ushuaia

Arriving in Ushuaia, the end of the world. This was my last day on the continent, and where I first see our ship, the Hanse Explorer.

The End is the Beginning – Le début est la fin

Sur 08, fév 2012 | Un commentaire | Catégorie: Carnet de Voyage, Journal de Bord | Auteur: Jason Rodi

There are so many reasons for embarking upon such a grand adventure, yet strangely each has it’s polar opposite. The first time my father told me about Bouvet Island, about climbing to the summit of the most remote place on Earth for the simple reason that it had never been done before, I thought the idea to be utterly futile. This may be the last unexplored place on the planet, and since fewer people have been on Bouvet than on the moon, and that satellite images show that though it is unexplored, there is nothing there to discover, I figure why not leave this one alone? Why take such an epic journey for something as meaningless as novelty? In my question lied the answer for when I realized that we could take our boat from Cape Horn, South America, to Cape of Good Hope, Africa, an old dream of mine was reawakened. Both capes represent the toughest seas on Earth, but for me it’s much more than that. It’s completing the loop from the end of human exploration to the beginning of civilization.

In the futility of this journey is also the meaning, for there is nothing as uniquely human as exploration. I took a long look around me, at my life, at everything that led me here, everything that I am. This is the worst time to be leaving; my business is booming, I’m finishing a film, and my wife is pregnant with our second daughter. My darling wife, she knows my frustrations about the world, how I’m stuck running in a wheel that’s rolling mindlessly into a wall. I don’t know how to slow it down or veer it’s course. It’s so much bigger than me or any of us, and with another child coming into this world it saddens me to think she may not be able to have the opportunities I had. My wife knows all this, and so, carrying our future inside her, she selflessly told me to go and take my ideas about the end of this world and bring them to the last place on Earth.

I am a believer. I believe that there is truth in everything. This is the year 2012, the end of a great cycle and the beginning of a new one. What better time to be alive, a time of change, evolution. This is our opportunity to project ourselves into future, a destination that will motivate us passed the obstacles that lie ahead.
I am bringing a time capsule containing visions of the future to the summit of Bouvet Island. I am carrying it from the end of the world to the beginning of civilization. If we were to start a new civilization knowing what we know now, how would it be?
What is your vision of the future?

Today, February 8th, our journey begins. The Hanse Explorer is departing with the rising sun toward the edge of the world.

Welcome aboard The EXPEDITION for the FUTURE,
.j.

Il y a beaucoup de raisons d’embarquer dans une si grande aventure, mais, étrangement, chacune semble avoir son contraire. La première fois que mon père m’a parlé de l’ile Bouvet, de grimper le sommet de l’endroit le plus isolé sur terre pour la simple et unique raison que ça n’avait pas été fait avant, j’ai trouvé l’idée parfaitement futile. Si c’est le dernier endroit inexploré sur terre, que moins de gens y sont allés que sur la lune et que les images satellites montrent que l’ile est déserte, pourquoi ne pas laisser l’ile tranquille? Pourquoi entreprendre un voyage de cette envergure pour quelque chose d’aussi insignifiant que la nouveauté? Dans mes questions se trouvaient la réponse. Quand j’ai réalisé que nous pourrions naviguer du Cap Horne, en Amérique du Sud, jusqu’au Cap de Bonne-Espérance en Afrique, un vieux rêve personnel a refait surface. Les deux caps représentent les mers les plus difficiles de la planète, certes, mais pour moi il y a plus. J’y vois la possibilité de compléter la boucle: de partir de la fin de l’exploration humaine de la terre pour retourner au berceau de la civilisation.

Au-delà de l’apparente futilité de l’expédition, j’ai trouvé sens. Car il n’y a rien d’aussi humain que l’exploration et la découverte. J’ai longuement observé ce qui m’entourait, ma vie et tout ce qui m’avait mené ici, fait de moi ce que je suis aujourd’hui. A priori, c’est le pire moment pour partir: mon entreprise décolle, je termine un film et ma femme est enceinte de notre deuxième fille. Mon épouse, elle connaît mes frustrations à propos du monde, où j’ai l’impression d’être pris dans une roue qui se dirige tout droit dans un mur. Je ne sais pas comment la ralentir ni changer son parcours. Tout ça me dépasse, nous dépasse. Et à quelques mois de mettre un nouvel enfant au monde, je suis attristé de penser qu’elle n’aura peut-être pas les même opportunités que son père a pu avoir. Ma femme me connaît trop bien, donc, même si elle portait notre futur en elle, elle m’a dit d’y aller et de porter mes idées sur la fin de notre monde jusqu’à son point le plus isolé.

J’aime croire. Croire qu’il y a de la vérité dans tout ce qui m’entoure. Nous sommes en 2012, année réputée être la fin d’un grand cycle et le début d’un nouveau. Quelle belle époque, une ère de changement, d’évolution. C’est notre opportunité de nous projeter dans le futur, de focuser sur la destination afin de surmonter les obstacles qui viendront inévitablement. J’apporte avec moi sur le sommet de l’ile Bouvet une capsule temporelle qui contiendra des visions du futur. Je la transporterai du bout du monde jusqu’au début de l’Humanité. Avec cette question en tête, que je vous pose aussi: Si nous avions à démarrer une nouvelle civilisation, avec ce nous savons aujourd’hui, comment l’imagineriez-vous ? Comment voyez-vous le futur?

Aujourd’hui, le 8 février, notre voyage commence. Le Hanse Explorer partira avec le soleil levant, direction le bout du monde.

Bienvenus à bord de l’EXPÉDITION POUR LE FUTUR.
.j.