Anchor
Wildlife of South Georgia, Crozet, and Marion Island
Sur 11, mar 2013 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Journal de Bord, Wildlife | Auteur: Jason Rodi
After my return from The EXPEDITION for the FUTURE, I presented some images of wildlife to my daughter’s daycare. Here is my collection of penguin, seal, and sea lion images from our time in South Georgia, Crozet, and Marion Island.
21
déc
2012
Catégorie: Anchor
Carnet de Voyage
Journal de Bord
Philosophie
Vidéo
Visions du Public
Auteur: Jason Rodi
The End is the Beginning
Sur 21, déc 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Journal de Bord, Philosophie, Vidéo, Visions du Public | Auteur: Jason Rodi
I edited this last part from Costa Rica on the night of December 20th, uttering the last words: « This is the beginning » at midnight, as the 13th Baktun, the last cycle of the Mayan calendar, came to an end. Though I had planned to finish this story on this symbolic day, the strike of midnight was a most meaningful occurrence, much like the rest of this blessed journey. There are no more coincidences for me anymore, this is a synchronicity singularity. The future is here.
The EXPEDITION for the FUTURE concludes at the Cape of Good Hope.
This is a preliminary web series heading to television in 2013.
Music:
Gavin Bryars’ Last Hymn from The Sinking of the Titanic
The Naked and Famous’ The Source and The Sun from Passive Me, Aggressive You
and Mogwai’s own remix of Mogwai Fear Satan from Kicking a Dead Pig
And It Fought To Escape – Great White Dies in False Bay
Sur 21, mar 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Wildlife | Auteur: Jason Rodi
« And It Fought To Escape » That is the name of the song by saxophonist Colin Stetson playing on this video.
Picture us fresh off the boat, and following our cinematographer Will’s friend to dive with sharks, near Cape Town. I never swam with sharks before, and considering I’d be in a cage, I enthusiastically jumped into the water and the first sight of a fin. The power and otherworldly wisdom of the beautiful beast was strange to witness. I knew it wouldn’t come for me, it had no business to and that was extremely comforting and an unexpected feeling.
As we headed to shore, already ecstatic, we were met by a bank of dolphins, hundreds of dolphins, as far as the eye could see. We followed them toward False Bay until we got a call from someone at the coast that a shark. There, fishermen had found a 15 year old Great White, a female, one of the last 3000 last Great Whites, caught in the net. Reluctantly, they gave us the shark and returned it to a marine biology lab near by.
What a strange way to end such a joyous day. As if we were being spoken to, led by a story so much larger than our own.
The following morning, as I walk toward the supermarket for some breakfast, Chakib has me notice a poster. Front page of the news paper, Great White Dies in False Bay. At the bay, posters were put up to warn tourists of sharks as if they were coming on our territory. The same thought I’d had earlier on my voyage resonates: We are the aliens. We are not from here.
I contacted a local television station and quickly brought them the footage, editing it in the cab. It was important to me to edit it myself so the right conclusions may be drawn from the footage. The fishermen, even if they came back after us after, trying to take the shark back, despite their having indirectly killed it, they were also victims in this story. Criminality is a result of poverty. We may add and strengthen laws for them not to fish in False Bay, but without other alternatives, for their own survival, they will keep fishing.
The name, False Bay, also sends strange echoes through this story. Probably something about our perception twisted to find the role of the villain, the fishermen for some, the shark for others. In the eyes of the fishermen yelling « I want my job » to us as we left with the best catch they may ever have, we, the supposed heroes of this story, were definitely the villains. Obviously, heroes are not a part of this story. We are but witness to a tragedy far greater than we can conceive, science fiction. We’ve colonized a planet, claimed it as our own.
Picture this for perspective: what if it was a human that had died that day, one of the last 3000? A woman.

23
fév
2012
Catégorie: Anchor
Bouvet Island
Carnet de Voyage
climbing
Time Capsule
Vidéo
Wildlife
Auteur: Jason Rodi
Making History – Summiting of the most remote land on Earth
Sur 23, fév 2012 | 10 Commentaires | Catégorie: Anchor, Bouvet Island, Carnet de Voyage, climbing, Time Capsule, Vidéo, Wildlife | Auteur: Jason Rodi
9 people from the Hanse Explorer reached the summit of Bouvet Island on the 20th and 21st of February 2012. This is my personal account of this historic event. I left a time capsule at the summit containing visions of the future for 2062.
music by Colin Stetson and a Bell Orchestre remix by Kid Koala.
(La version française suit plus bas)
Écrire l’histoire: les premiers grimpeurs du sommet le plus isolé de la terre.
Le solei s’est couché derrière l’Hanse Explorer. Nous avons écrit une page d’histoire aujourd’hui. C’est étrange de le formuler ainsi; c’est encore plus bizarre de s’arrêter pour en imaginer les implications. Pendant un certain temps, j’ai dû être le plus jeune à visiter les sept plus hauts sommets de chaque continent. Qui sait, peut-être suis-je encore le moins vieux à avoir skié les deux pôles. Ça n’a pas vraiment d’importance, au fond. Dès qu’on accomplit ce genre d’exploits, on brise toujours un record ou un autre : le plus petit homme a avoir fait ci, la première européenne sourde à avoir fait cela, que sais-je… Toutefois, fouler l’ile Bouvet, l’endroit le plus isolé sur terre, un endroit moins visité que la lune, et grimper son sommet, c’est historique. Personne ne pourra jamais nous enlever cette expérience. Il n’y a qu’une première fois à tout. J’avais quand même un regret en tête lors de la descente: Nous venions de marcher sur l’un des derniers endroits vierge de cette planète. Combien auront maintenant le goût de faire comme nous et de se rendre au sommet du volcan de Bouvet?
Bouvetoya est un territoire norvégien. C’est un site du patrimoine mondial, et mon père s’est donné comme objectif de tous les visiter. Quand il m’a parlé de Bouvet pour la première fois, la première chose qui m’est venue à l’esprit fut : devrait-on explorer cette ile ou la laisser tranquille ? Je n’étais pas si enthousiaste. Je trouvais ce projet typiquement humain : nous avons les moyens d’aller quelque part, allons-y, sans nous poser de questions. Ce qui m’a convaincu, c’est la possibilité d’accomplir un vieux rêve personnel : voguer d’un cap à l’autre, du cap Horn au cap Bonne-Espérance. Deux endroits reconnus pour leur impraticabilité et dont j’avais appris l’existence à mon adolescence, alors que j’étais dans la ceinture du Pacifique à bord du SV Concordia, un magnifique voilier-école Barkentine qui a coulé sur la côte du Brésil il y a trois ans. J’ai décidé d’affréter le Hanse Explorer et d’ajouter un sens à l’expédition de mon père en y amenant une capsule temporelle, qui recueillerait les visions du public à propos de l’an 2062. Ça semblait logique de partager avec tout le monde cette épopée qui nous mènerait de l’endroit où s’est terminé l’exploration du monde jusqu’au berceau de l’humanité.
Tout cela s’est passé il y a peine trois mois, un délai extrêmement serré pour monter une expédition de cette envergure. Mais depuis que nous avons mis ce projet en branle, assemblé une équipe de tournage et mis en ligne un site web, j’ai commencé à recevoir non seulement des visions à propos du futur, mais aussi des témoignages de gens qui me parlaient de leur relation à l’ile Bouvet, un endroit qu’ils rêvaient de visiter, ou auquel il rêvait, point. Aussi éloigné et isolé cet endroit puisse-t-il être, une communauté de gens y sont attachés, de cœur et d’esprit. Cette idée rendait mon périple encore plus significatif. Je n’y étais décidément pas tout seul.
Nous sommes 25 à bord, dont 11 passagers. C’est un navire allemand, mais une bonne partie de l’équipe vient d’Afrique du Sud, et ils ont pour la plupart été à bord du bateau depuis six mois. Ils sont donc très contents de rejoindre avec nous Capetown. Tout le monde à bord se sent privilégié d’être de ce voyage, étant donné le peu de monde ayant navigué sur ces mers.
Mettre le pied sur Bouvet n’a pas été de tout repos, mais ce fut quand même moins pire que ce que nous avions imaginé. Deux jours avant notre arrivée, les prévisions météorologiques se sont améliorées, levant l’épais brouillard qui entoure généralement l’ile et qui empêche d’en prendre des images claires. Nous sommes arrivés très tôt le matin, à l’aube, et nous avons été accueillis par une vue magnifique de l’ile complètement dégagée. Je crois que nous sommes tombés sur les deux seuls beaux jours depuis des années. Tout le monde sentait que les étoiles s’étaient alignées pour nous. Un peu anxieux, nous avons mis à l’eau deux zodiacs pour trouver le bon endroit ou accoster.
Aaron Halstead, notre guide de montagne, un Néo-Zélandais très expérimenté dans l’Arctique, avait étudié la seule carte disponible de l’ile et fouillé grâce à Google Earth pour trouver le meilleur endroit pour laisser nos zodiacs et le chemin le plus adéquat pour se rendre au sommet. En faisant le tour de l’ile, nous avons rapidement trouvé une plage, que nous avions d’abord pris pour un mur de glace. Nous avons attachés les deux zodiacs de manière à ce qu’un soit tiré par les vagues, mais que l’autre le ramène immédiatement vers la terre, une technique que nous avions eu trois semaines pour discuter et élaborer. C’était rassurant de voir que ce nous avions imaginé fonctionnait en pratique. Nous avons été 10 à atteindre la berge ce matin-là, y vidant rapidement tout notre matériel d’escalade sans se faire mouiller. Même en ayant de l’eau jusqu’à la taille, nous avons éviter blessure et hypothermie. Nous avions, de toute façon, planifié des vêtements de rechange.
Le sable volcanique complètement noir de la plage m’a surpris. Elle était magnifique, mais pleine de gigantesques phoques. Nous avions appris à South Georgia que ces animaux peuvent être très agressifs. Nous nous sommes donc approchés prudemment, à l’affût d’un animal qui viendrait à la charge. Les phoques ne sont pas dangereux si vous leur faites comprendre que vous leur êtes supérieurs. Malgré tout, une morsure aurait pu être catastrophique, spécialement en considérant que nous sommes à une semaine d’une ile ou d’un autre bateau. L’éloignement est de loin le plus grand danger qui nous guette. Un petit pépin peut rapidement devenir catastrophique.
Aaron a décidé d’essayer la première ascension avec les trois grimpeurs plus expérimentés, c’est à dire Will Allen, notre directeur de la photographie, mon père et moi. Après avoir préparé notre équipement, nous nous sommes dirigés vers le mur de glace qui allait nous mener sur le dessus du glacier. En moins de 20 minutes nous surplombions la plage, prêt à affronter la longue journée devant nous. Bouvetoya n’a que 774 mètres d’altitude, mais n’est pas bien cartographiée. L’inconnu est un des défis de l’ascension, puisqu’il est difficile de gérer son énergie quand on ne connait pas la distance à faire. À ça se rajoutait, pour moi, le transport de la capsule temporelle. Faite d’acier stainless, elle pesait 18 livres, vide, mais avec toutes les visions imprimées, elle était finalement très lourde. Je n’avais pas réalisé que ça affecterait ma montée. Après une heure, tout ce qui occupait ma pensée était le poids que le futur représentait.
La visibilité a rapidement chutée, au point où ne pouvions pas voir à plus de 10 mètres devant nous. Quand le vent s’est levé, soufflant la neige a plus de 50 kilomètres heure, nous nous sommes résolus à suivre le GPS, vers l’inconnu. À mi-chemin de la montée de sept kilomètres, mes jambes ont commencé à flancher sous le poids de mon sac. Probablement que ma sédentarité des derniers jours à bord du bateau ne m’aidait pas non plus. Ce qui est le plus satisfaisant dans l’ascension d’une montagne, c’est lorsqu’on réussit à dépasser le moment où on croit ne plus pouvoir aller plus loin. À cet égard, Bouvet en valait vraiment la peine! À 150 mètres du sommet, j’ai échangé de sac avec mon père, lui laissant le plus pesant pour le restant de la montée. Je n’aurais jamais pu transporter la capsule – le futur – au sommet sans lui. C’est une belle métaphore sur la place qu’il occupe dans ma vie. Dans les moments les plus durs, il sera toujours là pour moi.
Dans cette épreuve, c’est surtout à mes filles que je pensais, spécialement celle à naître en mai. Elle aura 50 ans en 2062, et si quelqu’un doit retourner sur l’ile pour y retrouver la capsule, ce sera sûrement elle. En plantant la capsule dans la glace, je l’imaginais en train de la déterrer.
Durant la descente, j’avais le sentiment d’avoir peut-être créé une destination d’expédition. Les chances d’avoir des conditions météorologiques aussi parfaites sont basses, et la plage disparait probablement sous l’eau durant une partie de l’année, mais ça n’arrêtera pas l’humain. Si nous pouvons aller quelque part, nous irons. C’est triste, mais c’est comme ça. Malgré tout, vue du bateau, l’ile avait encore son aura de mystère. En fait elle me semblait encore plus incompréhensible. La visiter m’avait seulement montré que je ne la connaitrai jamais. Elle n’était pas plus accueillante non plus, avec ses falaises escarpées qui l’entourent. De ses 50 kilomètres carrés, nous n’avions finalement pratiquement rien vu.
Le jour suivant, j’ai dormi pendant 18 heures. Pendant ce temps, les cinq autres passagers, Sarto Blouin, Seth Sherman, Chakib Bouayed, Cindy Sampson, et Akos Hivekoviks, ont mis les pieds au sommet de Bouvet avec Aaron, le seul homme a y être allé deux fois ! Seulement la moitié de l’équipage a réussi a touché les berges de Bouvet, la deuxième ayant presque capoté avec le zodiac en tentant de se rendre. Malgré une mer agitée, le temps était parfaitement clair.
Nous nous dirigeons maintenant vers l’Ouest, vers les iles du Prince-Édouard. Nous espérons qu’on nous permettra de visiter l’une d’elle qui demeure virtuellement intouchée par l’homme. Nous devrons nettoyer nos vêtements de toute graine ou terre provenant d’ailleurs qui pourraient contaminer cet éden. Encore une fois, même si j’espère pouvoir contempler cet endroit unique, je sais que je n’y suis pas chez moi. Il n’y a nul part sur cette planète qui est à moi. Je suis un passager, un passager privilégié de pouvoir aller à la rencontre de ces rivages si éloignés. Nous nous tournons vers les étoiles pour chercher des extraterrestres, mais depuis peu je me sens moi même étranger à notre planète.
South Georgia – Penguin Sunset – We Are The Aliens
Sur 18, fév 2012 | 2 Commentaires | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Vidéo, Wildlife | Auteur: Jason Rodi
This is one of the most incredible moments of my life. We landed onto this beach at sunset and were greeted by thousands of king penguins. Immediately I was over taken by this feeling that we are aliens. I can’t describe this in words because I will never look at the stars the same way again after this night. The most logical explanation I have for the impression I was left with is that penguins stand upright, like us humans. That’s the only thing I can think of that we share with penguins and no other land trotting creature.

South Georgia – Hike Across the Island – Beyond Humanity
Sur 18, fév 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, climbing, Vidéo, Wildlife | Auteur: Jason Rodi
Beyond the post-apocalyptic whale refinery, we hiked further into the future, across the South Georgia mountain range, to a place where man is forgotten.
Climbing with my father again, after many years, makes me notice how our dynamic has changed now that I am also a father. Instead of being completely in the moment with him there, my mind is also at home, with my girls. Will has his own particular relationship with his father too, an even more quiet man than Will is. Robert Headland makes this hike very interesting considering that this is the place he has spent the most time in his life, never having spent more than 2 1/2 years in a single place. Quite a lost part of the world to settle.

Post Apocalypse – South Georgia’s Whaling Refinery
Sur 17, fév 2012 | Un commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Vidéo, Wildlife | Auteur: Jason Rodi
The Hanse Explorer first anchored at South Georgia at the main base, a whale refinery in ruins. Nature has taken over again with penguins and seals dominating the beaches. A beautifully eery place.

Cape Horn – The End of Exploration
Sur 12, fév 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Journal de Bord, Vidéo | Auteur: Jason Rodi
We weren’t sure whether we’d be able to make it to shore, but we successfully visited the southern most point in South America, Cape Horn. Strangely, I could feel the presence of past explorers, of all of humanity reaching out as far as they could.
music by The Books (Twelve Fold Chain) and Stars of the Lid (The Evil That Never Came).
Heidi Norling & Alan Gross – Bridge Interview
Sur 11, fév 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Journal de Bord, Navire, Vidéo | Auteur: Jason Rodi
Chatting with Chief Officer Heidi Norling of Sweden, and Navigation Officer Alan Gross from Argentina about the journey ahead, from Cape Horn, across the sub-antarctic seas, to the most remote Island on Earth, Bouvet, and finally Cape of Good Hope. This unique adventure is clearly a dream of these sailors.

Day 01 – Puerto Williams
Sur 11, fév 2012 | Aucun Commentaire | Catégorie: Anchor, Carnet de Voyage, Journal de Bord, Vidéo | Auteur: Jason Rodi
On our very first day out we anchored the Hanse Explorer at Port Williams, the world’s southernmost city. It is a small Chilean town only a couple of hours from Ushuaia. We got off for a last walk before heading out to the Cape the next morning. Only 2000 people live in this settlement founded in 1953, serving primarily as a naval base.


Le Concept
Le film
Navire
Équipage
Production Transmedia




